14 février 2009
Mise en bouche
Sur ta bouche une offrande un audacieux supplice
Qui se tend et se dresse en sirupeux délice
Gorgé d’un chaud nectar qu’il te plait de lécher
Qui s’écoule alléchant en un flot saccadé
Quand s’érige l’objet, s’illuminent tes yeux
A savoir que bientôt tu en auras les feux
Entre tes monts galbés en douceur tu le glisses
Qu’il humecte ta peau, que tes seins se réjouissent
En un geste précis habile et appliqué
Tu empoignes mon sexe et te mets à l’aimer
Attendant son octroi, tu le berces, le choies
Espérant voir jaillir une larme de joie
Pour mieux l’apprivoiser tu te fais plus câline
Lui ouvres ton palais pour un ballet intime
Une danse enfiévrée un quadrille endiablé
Une chorégraphie aux entrechats secrets
Et tu le fais vibrer en folles arabesques
Provoquant des frissons, des spasmes titanesques
Sous ta succion labiale il se gonfle d’orgueil
Se grandit et s’élève avant l’ultime écueil
Il se tord de plaisir se gorge de vigueur
Se prépare à cracher l’onctueuse liqueur
Qui fondra sur ton corps maculant ton visage
Que tu dégusteras comme un divin breuvage
Dès qu’il jette l’éponge au terme de l’effort
Dès qu’il vient s’accomplir dès qu’il offre son or
Tu salives mon suc, humide farandole
Qui gicle de mon gland, qu’en douceur tu cajoles
Et tu laisses ta langue embrasser mon ardeur
Accueillir en ta gorge une chaude moiteur
Se répandre en filet juste à la commissure
De tes lèvres en fièvre au bord de la luxure
10/02/2009 15:43
Texte de So Sad
Illustration The Art of Blow Job
22 mars 2008
Incandescence
Ton corps nu
Entrevu sous le linge
fuyant :
Promesse de rondeurs
Voluptueuses !
Sous les draps blancs,
vierges,
Tes seins, ton ventre - bleu
Et la lune rousse de tes
fesses.
Ta rose ouverte aussi :
Blonde ivresse,
Pêche fondante
d'été…
J'ai faim de ton corps entre ces draps humides.
J'y plonge
enfin
Pour exister dans ta nudité.
Chair transparente,
Chair en
bourgeon,
Printemps de ton désir.
Ma langue fond dans ta
bouche
Frémissante.
Mes mains d'ivresse caressent indécentes
Seins,
cuisses, fesses
Incandescentes.
Ma verge flèche,
Arc bandé contre
ton corps,
Pousse et entre dans ta vulve,
Bouche accueillante,
Sexe
liqueur,
Volcan d'écume !
Je m'y consume
Comme une branche dans le
feu
Et, à la chute des reins,
Me fonds dans tes eaux,
Dans ta chair de
miel.
Houle femelle,
Luisante chaleur,
Feu qui me prolonge,
rayonne,
Extase lumineuse où ton corps,
Soleil nu,
Vibre de
l'écho
De ma jouissance !
Texte écrit par © Cyr - Texte déposé : reproduction interdite sans son accord
Pour lui écrire : cyr@poesie-erotique.net - www.poesie-erotique.net
Illustration empruntée à Curiosa
10 février 2008
Ah ! Si j'avais su...
Je sortais d’un rade dans une rue interlope
Quand je vis une greluche ondulant du prose
Qui décarrait sur ses guibolles, la salope
J’me suis dis : celle-là, j’vais lui dorer la rose
J’suis un peu branque mais pas encore débile
J’lui dis : donne moi ton blaze et où tu crèches
Esgourdez comme j’ai le bobard facile
Car me dit : j’suis Lulu et j’ai l’croupion en dèche
Elle me fait monter dans sa petite piaule
Puis elle se déloque et s’allonge sur le pieu
Et clignote des phares et voilà qu’elle miaule
Me jactant des mots d’Amour comme si j’étais Dieu
Attends un peu ma mousmée que j’pose mes groles
Mon bénard et tout le reste de mes fringues
Quand j’vais sortir mes maousses roubignolles
Tu vas appeler ta vioque, je vais t’rendre dingue
Mais la gueuse à la besogne ne flanche
J’me suis retrouvé out comme un loquedu
Pour me réveiller se mit à m’brosser le manche
Et j’suis reparti pour un tour, ah ! si j’avais su.
Ecrit par Gérard Bollon
Illustration prise sur http://lesmoissonneuses.blogspot.com
11 octobre 2007
J'ai envie de vous...
Me permettez vous Madame, de vous le dire,
Vous êtes très belle et parfait est votre corps,
J’ai envie de vous baiser, seriez vous d’accord ?
Mais ceci avec Amour, allié au plaisir.
Bien ! j’enlève votre robe, une splendeur
Que vos seins ronds et fermes et si bien galbés,
Autorisez moi sur chacun un doux baiser,
Aussi les effleurer et goûter leur saveur.
Puis, déposant vos bas lentement déroulés,
Merveilles que sont vos jambes interminables,
Et baissant votre culotte, un cul admirable,
M’apparaît dans sa rondeur si bien dessinée.
Auriez vous l’obligeance d’écarter vos cuisses,
Que j’accède à votre fleur douce et parfumée,
Et humer ses effluves qui vont m’enivrer,
Et me faire lutiner votre clitoris.
J’entends bien Madame, votre respiration
Accélérer crescendo en de longs soupirs,
Vos yeux d’un si beau bleu tout à coup s’ébaudir,
Vous prenez si bien plaisir et satisfaction.
Et voici que maintenant je vous fais l’Amour,
Vos soupirs se transforment en forts feulements,
Puis en coups de reins pour chacun se chevauchant,
Nos corps dans leur folie se dansent tour à tour.
Lorsque nous abdiquons enfin, morts épuisés,
Heureuse semble t-il bafouillant quelques mots,
Des mots d’Amour, des mots que vous osez si beaux,
Que je crois Madame, je crois bien vous aimer.
Ecrit par Gérard Bollon
23 septembre 2007
Chambre d'Amour
Spectacle dans la chambre aux murs tapissés
Où une musique douce me caresse
Les oreilles et la peau de ses notes perlées
S’égouttant comme un ruisseau de tendresse
La lumière tamisée éclabousse le sol
Recouvert frileusement d’un tapis de laine
Sur lequel est posé au creux d’une alvéole
Notre grand lit ancien tout en bois de frêne
Etendu sur l’édredon je te regarde
Au milieu de la pièce, tu te déshabilles
Lentement ton corps paraît, mes yeux s’attardent
Sur ta peau libérée, tes seins, tes chevilles
Puis, éclatante dans ton entière nudité
Tu projettes sur moi ton regard de velours
Balançant ton corps tout en sensualité
Tu t’allonges près de moi, pour faire l’Amour.
Ecrit par Gérard Bollon
10 septembre 2007
Lesbiennes
Unies dans un baiser langoureux face à face
L’une contre l’autre et les yeux dans les yeux
De leurs bras nus, voluptueusement s’enlacent
Et se caressent les épaules et les cheveux
Simultanément font glisser leur petite robe
Et se retrouvent simplement en dessous soyeux
L’une d’elle fait jaillir deux magnifiques globes
Et que l’autre recouvre de baisers pulpeux
Puis mutuellement font descendre leur culotte
S’embrasent d’une chaleur et de regards émus
Se murmurent, se susurrent et se suçotent
Des mots doux, des mots tendres, et des mots moussus
Sur le lit s’allongent, une douce moiteur
Les enveloppe d’un nuage parfumé
Et leurs deux corps se cabrent, et dans leur langueur
Se confondent dans l’Amour nus et emmêlés
Mon regard voyeur de cette scène érotique
Est bien tel admirant une toile de maître
Quelle beauté que ces deux corps académiques
Se donnant l’un à l’autre et formant un seul être.
Ecrit par Gérard Bollon
Illustration prise sur Le Démon de Midi
18 août 2007
Lèvres de Rosée

De ma bouche
Mutine,
De ton ventre
A tes cuisses
Charnelles,
Je butine
Tes lèvres
frémissantes
De rosée,
Leur goût
De miel
Et leur
Intime
Humidité.
Ecrit par Gérard Bollon
12 juillet 2007
Il était une fois une petite chatte
Il était une fois une petite chatte,
Qui était malheureuse, jamais caressée,
Car bien cachée entre des cuisses bien serrées,
Ne s’ouvrant jamais pour que personne ne mate.
Elle vivait donc recluse sous son voile blanc,
Aucune main, ni langue, ni aucun plaisir,
Aucun sexe d’Amour, malgré son grand désir,
Et comme caresses, la toilette et le gant.
Quelques années passèrent ainsi, puis un soir,
Alors qu’elle allait s’endormir, elle ressentit
Un doux et long frémissement qui l’envahit,
Les cuisses s’ouvrirent, elle sortit enfin du noir
Une main, des doigts, des lèvres elle sentit,
Connut enfin l’Amour, il n’est jamais trop tard.
Ecrit par Gérard Bollon
03 juillet 2007
Fruit d'automne
Dans l’air frais du matin la rosée me surprend
Quand se marquent mes pas sur le chemin de grève
Je choisis, connaisseur, l’arbre que j’entreprends
Un petit, pas trop grand, où deux poires mûrissent
Hésitante ma paume en un geste les prend.
Empli d’un fol espoir j’aperçois un délice
Une pomme dorée au galbe qui m’attire
Poursuivant la maraude en deux temps je me hisse
Désirant toujours plus, guidé par mon désir
Je me fraie un chemin vers un cep qui s’éveille
Où un raisin pulpeux abreuve mon plaisir
Je savoure amoureux tout le jus de la treille
Ecrit par So Sad
02 juillet 2007
Corps de plaisir
Et la nuit vient de balancer son sombre voile,
J’entends dans le tendre espace de mes silences
Tes yeux m’appelant, brillants comme des étoiles,
Et le murmure de tes frissons, de tes sens.
Puis ton parfum m’enivre de ses fragrances,
M’attirant de ses senteurs sauvages et mystiques,
Je vole vers toi le corps en effervescence,
Les bras tendus pour une étreinte extatique.
Notre peau se frôle, se caresse, et se touche,
Et frémissante, elle se couvre de désirs,
Une haleine languissante sort de nos bouches.
Puis dans un long baiser étouffant nos soupirs,
Mes mains s’égarent cherchant le creux de ta souche,
Nos corps dansent dans une débauche de plaisirs.
== Publicité ==







